En cette fin du mois d’octobre nous avons opté pour l’avion pour nous rendre à Maroua. C’est la compagnie Camair-co qui opère en monopole sur cette ligne. Une fois le billet d’avion acheté, direction l’aéroport international de Yaoundé- N’simalen. Enregistrement et embarquement se déroulent sans encombre. L’avion qui nous transporte est minuscule, impossible de ranger le moindre bagage en cabine. Un coup d’œil sur la carlingue nous renseigne qu’il s’agit d’un de ces avions Embraer ERJ-145 LR, exploité par l’ « étoile du Cameroun », le slogan de Camairco.
L’appareil affiche complet. Le décollage donne l’impression que l’aéronef peut s’écraser a tout moment. Le bruit des réacteurs est assourdissant l’on ressent tous les mouvements de l’avion en vol, pas rassurant pour les passagers. Après un peu plus d’une heure, le pilote annonce l’atterrissage imminent, la vitesse de l’appareil dans cette phase d’approche ne rassure pas plus que le vrombissement des réacteurs qui se fait de plus en plus présent. Quelques minutes plus tard, l’atterrissage est plutôt…brutal.
Le soulagement peut toutefois se lire sur le visage de la cinquantaine de passagers qui débarquent sous la canicule. Hélas, ce soulagement sera de courte durée. Le paysage lunaire qui les accueille à l’aéroport de Maroua-Salak, ne les a pas prépare pas à la surprise qui les attend. C’est un agent de sécurité qui leur annonce que tous les bagages n’ont pas pu être embarqués. Décision de dernière minute du pilote explique négligemment l’homme qui s’essaie à évoquer l’hypothèse d’un ratio carburant-nombre de passagers et poids de l’avion, qui a contraint le pilote à prendre cette décision radicale. Le tohu-bohu dans le hall de l’aéroport, les cris des passagers qui réclament leurs bagage, n’y changerons rien. Il faut repasser le lendemain, pour récupérer ses bagages.
Lorsqu’on pense aux millions de visiteurs qui vont affluer au Cameroun lors de la Coupe d’Afrique des Nations en Janvier prochain, avec une poule basée a Garoua dans ces régions septentrionales, la CAN 2021 qu’une certaine propagande annonce « sucrée », risque de virer au gout amer pour tous les passagers qui choisiront d’emprunter la compagnie Camairco, qui risque pour l’occasion de devenir, la “tuile” du Cameroun.











