Des taxes fixées à 10.000 francs par mois pour les hommes, 5.000 francs pour les femmes et 500 francs pour les enfants. Des montants jugés excessifs par ces femmes mécontentes, qui ont donc entrepris une marche de dénonciation.
Cinq jours après l’enlèvement, le préfet du département de la Mezam, Emile simon Mooh assure que des moyens ont été mis en œuvre pour retrouver ces dernières.
L’avocat et activiste Agbor Balla a condamné cet enlèvement sur son compte twitter : « L’enlèvement de femmes civiles qui ne participent pas activement aux hostilités est clairement un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Cette action inhumaine et insensée est un exemple flagrant de terreur envers les populations civiles. C’est embarrassant que ceux qu’on appelle des « protecteurs » de la population sont devenus des persécuteurs de cette meme population. Le fait qu’ils ne puissent pas avoir le moindre respect aux femmes dont certaines sont leurs mères montre que la « révolution » est à son plus bas. C’est l’apogée de l’anarchie et de la criminalité», ajoute Agbor Bala.
Rappelons que le 20 mai, le Cameroun célébrait sa fête de l’unité avec faste et démonstration de force à travers une puissante parade militaire dans les artères de la capitale Camerounaise, alors qu’à moins de 200 kilomètres de là, un conflit meurtrier entre l’armée camerounaise et les séparatistes anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ne cesse de s’intensifier depuis son début en 2016 et sur place, ce sont les populations qui payent le plus lourd tribut.











