La trentaine de femmes enlevées et frappées par les séparatistes le week-end dernier sont donc libres, mais plusieurs d’entre elles ont besoin d’assistance médicale selon le préfet de la Mezam, département ou le rapt a eu lieu.
Les “mamans” de Babanki sont plusieurs à souffrir de blessures aux bras et aux jambes. Certaines ont été blessées par des armes à feu. L’une d’elles risquerait l’amputation. Quelques-unes ont pu être rapidement évacuées à moto vers des centres de santé, mais ce mercredi 24 mai au matin, d’autres étaient encore chez elles, en souffrance.
Le Fon Benjamin Vubangsi, chef de Kedjom Keku, s’est rendu à Douala, pour consulter des représentants de sa communauté sur la conduite à tenir. « Il y a environ trois semaines, les séparatistes ont envoyé quelqu’un me dire que, comme c’était la guerre, il ne pouvait y avoir qu’une seule autorité sur le village : la leur. Puis, ils sont allés au palais exclure les cadres traditionnels et la société secrète. Après ça, ils ont annoncé une nouvelle taxe annuelle pour chaque habitant. »
Rappelons que ces femmes avaient protesté contre des taxes imposées par les séparatistes armées. Des taxes fixées à 10.000 fcfa par mois pour les hommes, 5.000 fcfa pour les femmes et 500 fcfa pour les enfants, des montants jugés excessifs.
L’avocat et activiste Abgor Balla avait d’ailleurs condamné cet enlèvement sur son compte twitter en déclarant je cite: « C’est l’apogée de l’anarchie et de la criminalité ».











