Plus de 8 600 habitations ont été détruites, des milliers d’hectares de cultures submergés, et des pertes significatives de bétail sont à déplorer. Quatre des six départements de la région sont gravement touchés, exacerbant une situation humanitaire déjà critique.
17 personnes sont mortes selon les autorités locales. Avec des prévisions météorologiques annonçant une montée continue des eaux, la population redoute une aggravation de la situation.
Des milliers de personnes ont dû abandonner leurs maisons pour échapper à la montée des eaux, laissant leurs biens derriere eux. 
Les déplacés se sont réfugiés dans des camps de fortune, à la périphérie de Yagoua, où des milliers de personnes tentent de survivre dans des conditions précaires.
Les autorités locales, en collaboration avec les agences humanitaires, s’activent pour organiser des réponses d’urgence, mais se heurtent à des défis logistiques importants, notamment l’accès difficile aux zones touchées et le risque croissant d’épidémies.
En visite sur les lieux, la ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine Ketcha Courtès, a attribué ces inondations aux effets du changement climatique. Elle a également annoncé la mise en œuvre de mesures d’urgence pour atténuer les impacts de cette crise.
Le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, a annoncé le déblocage d’une aide financière de 350 millions de francs CFA destinée à soutenir 950 familles touchées.
En attendant, les populations des zones inondées se déplacent en pirogues pour continuer leurs activités quotidiennes.















