Bien qu’elles soient inaugurées et officiellement mises en service ce mois de septembre, les centrales solaires de Maroua et Guider, permettent depuis 2022, d’injecter progressivement un supplément de mégawatts dans le réseau interconnecté Nord.

Pour rappel, ce projet d’installation des centrales solaires modulaires, dans la partie septentrionale du Cameroun, remonte à l’année 2021.
Un projet d’ailleurs initié pour résorber, au moyen de la construction de centrales photovoltaïques, la baisse drastique du niveau des eaux, dans le barrage de Lagdo.
Dans la même mouvance ici à Yaoundé, des centaines de nouveaux lampadaires solaires ont été installés sur les tronçons du parc Matgénie et de l’avenue Vogt à Mvolye.
Ces installations font partie du projet d’éclairage public de la Communauté Urbaine de Yaoundé, qui vise à trouver une alternative écologique et pérenne à l’insuffisance de la fourniture électrique dans les quartiers de la capitale camerounaise.
L’éclairage renforce la sécurité des riverains
La nuit est moins noire, montée du Parc. Tout au long de la rue, une cinquantaine de poteaux de fer couleur verte, installés de part et d’autres de la rue. Emmanuel, la cinquantaine avancée, mène une activité dans la zone depuis une vingtaine d’année. Il est très souvent present, lorsque les lampadaires s’illuminent.
« Ça s’allume dès qu’il y a obscurité, c’est ça qui nous permet de voir le changement, car en journée avec le soleil on ne peut pas savoir que c’est allumé ». Emmanuel, riverain.
Pour Pierre, gardien de domicile à la montée Parc à Yaoundé, la multiplication des lampadaires vient réduire les actes de violence dans ce lieu, réputé comme étant le fief des agresseurs.
« Toute la zone était dans l’obscurité avant. Depuis le début de semaine qu’on a placé les lampadaires, l’éclairage fait reculer les agressions. Avant, avec l’obscurité, même quand la victime de l’agression criait, on ne la voyait pas. Maintenant quand quelqu’un passe, on peut bien le voir ». Pierre, gardien de domicile.
Angèle, assise derrière le comptoir de son petit commerce, doute encore de la diminution de ces agressions.
« On va observer si les coups de vols vont changer au quartier. Nous sommes encore dans l’observation, si dans 3 à 4 semaines les vols disparaissent c’est qu’on pourra dire que ces lampadaires changent ». Angèle, riveraine.
Ces lampadaires, montés par la société Arodel green, fonctionnent grâce à des batteries, dont le module photovoltaïque permet d’emmagasiner l’énergie du soleil en journée, afin d’éclairer la nuit. Ils sont ainsi allumés automatiquement à distance. Emmanuel souhaite simplement que le dispositif soit périn.
« Nous souhaitons juste qu’il y ait un suivi de maintenance, pour que ça ne soit pas comme avant où les choses fonctionnait bien au début et puis ça meurent ». Emmanuel, riverains.
Une source à la communauté urbaine de Yaoundé, nous apprend qu’il s’agit d’un projet d’éclairage public, qui vise l’installation de près de 1.500 lampadaires solaires à court terme, dans la capitale camerounaise.















