
Sacoches, paniers, babouches, attirent par leur beauté, quelques curieux et acheteurs se ruent sur le stand d’Everstine. L’artisane spécialisée dans les perles expose au Centre des Handicapés à l’occasion de la célébration de la 32 eme Journée Internationale des personnes Handicapées. Everstine NGUEMASONG. Handicapée moteur depuis l’âge de 5 ans elle confectionne les objets de décoration d’intérieur et de divers usages à l’aide de ses mains depuis huit ans. C’est de là qu’elle tire ses revenus.
C’est ce travail qui me permet de m’entretenir, de m’épanouir et de me faire oublier mon handicap.
Mais aussi de subvenir à toutes ses charges.
La location de mon habitation, régler la scolarité de mes trois enfants…

Autodidacte, l’artisane confie avoir vu faire ailleurs et s’est donnée pour challenge d’en faire autant. Avant de s’engager dans la fabrication d’outils à base de perles, l’originaire du Nord-Ouest gérait un call box. Mais victime de nombreux abus elle a dû cesser l’activité. Actuellement elle ne se soucie que d’une chose: comment améliorer ses créations.
Titulaire d’un Fisrt School Leaving Certificate, la mère célibataire n’a pas pu poursuivre ses études secondaires à cause des conditions de vie difficiles après le décès de son père. Elle demande à la population de soutenir et d’encourager les personnes handicapées qui ont la volonté de se battre comme elle. Raison pour laquelle au centre elle forme ses paires à cet art afin qu’ils se prennent aussi en main, et ne mendient plus.
Dans son commerce, les dépenses dépendent uniquement de la variété des perles, selon la grosseur, les couleurs et la qualité du modèle à produire. Elle peut acheter le paquet entre 3000f et 4000 f et pour un article comme le sac en main dame elle peut faire 3 à 4 mille francs de bénefice. Même si parfois les négociations avec les clients ne sont pas toujours fructueuses. Son travail elle l’effectue à domicile, mais profite des foires pour exposer son savoir faire.
Toujours en quête de visibilité médiatique, Everstine explique que c’est cela qui la fait connaitre de ses cibles. Pour le moment elle a déposé ses valises au Centre de Réhabilitation des Personnes Handicapées. À partir du 18 décembre retrouvez-la à l’hôtel de ville où elle exposera une fois de plus ses œuvres.











