Initialement prévu mardi 19 octobre, c’est finalement le vendredi 22 octobre 2021 que le Cameroun et la CAF ont signé l’accord-cadre relatif a l’organisation de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations. Il s’agit d’un contrat entre la Confédération Africaine de Football (CAF), détentrice des droits de la compétition et la Fédération hôte de la compétition. Cet événement intervient alors que la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) est en crise depuis 2013, année de l’arrestation de l’ex-président Iya Mohammed. Depuis lors, toutes les élections organisées ont été annulées par les tribunaux.
Vendredi dernier, au Palais des sports de Yaoundé, la signature du document juridique qui attribue finalement au Cameroun les droits d’organisation de la CAN Total Énergie Cameroun 2021 a donne lieu a un spectale inédit. Il a été signé par : Augustin Singhor, vice-président de la CAF, Narcisse Mouelle Kombi ministre des Sports et de l’Education physique, par ailleurs président du Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des nations (COCAN), et Seidou Mbombo Njoya, président par intérim de la Fecafoot. Le bras de fer entre les deux personnalités est un secret de polichinelle. « J’ai procédé au nom de la partie camerounaise, à la signature de l’Accord-cadre entre la Caf, l’Etat du Cameroun et l’association du pays hôte, la Fecafoot », a écrit le ministre des Sports et de l’Education physique sur sa page Facebook. Dans ce même réseau social, une tribune libre d’Ahmadou Abdouraman, président du Club de football Etoile Filante de Garoua (Nord du Cameroun) renseigne que: « c’est la première fois dans l’histoire de la CAN qu’un membre du gouvernement signe un tel accord à la place de la fédération hôte. Ça se passe ainsi tout simplement parce que Seidou Mbombo Njoya n’est pas président de la Fecafoot ».
La Ligue de Football Professionnelle de Cameroun constitue visiblement la pomme de discorde. Au début de ce mois d’octobre, à l’occasion de la cérémonie d’installation des membres du groupe de travail ministériel chargé du suivi de l’application diligente de la sentence du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), du 14 septembre 2020, le ministre des Sports s’offusquait déjà de ce que l’instance qui gère le football au Cameroun, refusait de respecter intégralement les décisions du Tribunal Arbitral du Sport. Une des décisions stipule que « la suspension de la Ligue de football professionnel du Cameroun(LFPC) est illégale, à tout le moins depuis le 18 octobre 2019 ». Ainsi, le ministre avait prescrit « à la Fecafoot de continuer à s’impliquer dans le cadre de ses obligations traditionnelles à l’accompagnement effectif du démarrage sans délai et le bon déroulement des championnats professionnels de football, sous la houlette de la Ligue de Football Professionnel du Cameroun», recommandait alors le ministre des Sports camerounais. Des prescriptions qui sont restées lettres mortes jusqu’ici..
Récemment, une sommation d’huissier du Comité Provisoire de Gestion de la « Fecafoot » version 2009 présidé par le sénateur Albert Mbida a été servie a la Fecafoot ordonnant au président par intérim et tout son Comité exécutif de libérer les bureaux de l’instance basée au quartier Tsinga à Yaoundé. Sans effet la aussi.











